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 I gave Hope to the Dúnedain

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Gondor

Demenor
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Gondor
MessageSujet: I gave Hope to the Dúnedain   Sam 28 Nov - 0:12

I gave Hope to the Dúnedain


Oneborn & Demenor

Je regarde mes hommes, scrutant d’un œil sévère la relève de la garde. Le moindre clignement d’œil, la moindre hésitation, rien ne m’échappe. Je sais mes hommes honorables et braves. Je les sais prêts à tout pour le Gondor. Mais je ne peux m’en empêcher. D’un geste rapide, j’appose deux doigts sur le surcot d’un des gardes pour l’obliger à se redresser. Un œil non aguerri n’aurait pas remarqué qu’il n’était parfaitement droit, mais moi je le voyais. Pas un mot, ils avaient tous appris à me connaitre et à me comprendre sans que je n’aie à brailler mes ordres. Je garde cela pour les entrainements et les combats. Mon regard se porte quelques secondes sur l’horizon. Là-bas, le Mordor s’éveille, lentement, insidieusement, mais la menace est bien réelle. Je ferai ce qu’il faudra, je regrette juste que mes enfants aient un jour à vivre ces temps sombres.

Un hochement de tête, un dernier regard sur la souche morte de l’Arbre, et je quitte la place, mes pas résonnant dans le silence. Je prends la direction du cercle des soldats. Je sais qu’à cette heure de la journée, mon fils, Delendir, s’entraine avec les autres. Je sais où sont mes deux filles, je les rejoindrai d’ailleurs ce soir, mais il est une heure rituelle entre mon aîné et moi. Et cette heure est celle de l’entraînement. Je me souviens de la première fois que je l’ai pris dans mes bras. Je ne suis pas un homme particulièrement sensible, s’arrêtant pour contempler la beauté du paysage et méditer, mais ce petit garçon…. Certes, je l’ai trouvé particulièrement laid, une petite boule toute fripée et rouge, mais quand je l’ai tenu dans mes bras, si fragile, j’ai su que mes enfants seraient la plus belle chose que je ferai de ma vie. J’ai toujours été sévère avec lui, y compris quand il a appris à marcher, mais parce que j’ai senti qu’il aurait un jour un grand rôle à jouer. Probablement une douce chimère paternelle mais qu’importe. Alors sa décision de rejoindre les rangs de la glorieuse armée du Gondor m’avait empli d’une joie incommensurable. Voilà pourquoi je ne perdais pas une occasion de le voir s’entrainer.

J’observe chacun de ses gestes avec la bienveillance d’un père et la sévérité d’un Capitaine, me retenant d’intervenir mais notant tout dans un recoin de mon cerveau. Je remarque alors la présence d’un étranger. Un homme qui n’est pas de la glorieuse cité de Minas Tirith, j’en mettrai ma main à couper. Qu’y est-il et que fait-il dans ce cercle de la ville ? Je n’en ai nulle idée et je le mire avec sévérité et interrogation. Il ne semble pas incarner une menace. Le maitre d’arme a accepté qu’il échange quelques passes avec les jeunes recrues, et c’est une véritable leçon qu’il donne. Il sait se battre. Un style non imposé, libre, personnel. Un rôdeur ? Peut-être. Un homme fort, habile, perspicace. Doté d’un grand sens de l’anticipation. Et qui a le respect de la jeunesse et de l’inexpérience de ses adversaires du jour. Voilà qui m’intrigue. J’aime avoir le contrôle total sur mon espace, pour protéger au mieux le symbole du Gondor. J’adresse un bref regard au responsable des jeunes recrues quand leur session fut enfin terminée. Mon grade ne devait m’offrir aucune prérogative, mais le bilan viendrait en temps et en heure.

« Tu ne stabilises pas ta lame comme il faut lorsque tu vises le haut du corps. »

Quelle entrée en matière pour un père et son fils. Mais nous savons tous deux le lien qui nous unit et les non-dits derrière nos phrases si lapidaires. Même si je m’adresse à Delendir, je garde l’étranger dans mon champ de vision tandis qu’il semble discuter avec des compagnons d’armes de mon fils. Ce que j’aime entre autre, chez mon aîné, c’est qu’il n’abandonne jamais. Même après des heures d’entrainement et alors que la sueur plaquait sa tignasse noire sur son jeune front d’éphèbe. Aussitôt, un sourire à demi-provocateur sur le visage, il se remet en garde, et je dégaine à mon tour pour me placer face à lui. Il est e premier à attaquer, dans la fougue de sa jeunesse. Je souris intérieurement. Je me retrouve tellement en lui. Je me contente de parer ses coups au départ, voulant juste constater ses progrès et sa force. Dès que j’ai noté sa routine, je passe à l’offensive, le bousculant un peu. Je l’oblige à accélérer, frappant en haut pour qu’il relève son bouclier, puis vers les jambes pour qu’il gagne en flexibilité. Nous dansons une danse guerrière, musique harmonieuse des entrechocs de nos armes.

Nous échangeons un hochement de tête quand j’estime que nous avons assez travaillé et il s’éloigne. Il doit se rendre présentable à présent, quant à moi, mon épée courte toujours en main, je tourne mon attention vers l’étranger.

« Vous n’êtes pas d’ici mais on ne peut vous nier un talent certain pour le maniement des armes. Où avez-vous donc appris cette technique ? »

J’affiche un visage avenant, mes prunelles bleues fixant intensément les siennes. J’esquisse un frêle sourire, avant de surélever quelque peu mon arme dans sa direction.

« Etes-vous déjà fatigué de votre route messire ? »

Une once de provocation, juste pour le plaisir d’évaluer sa force réelle dans un combat disons… amical. Ami ou ennemi, mieux vaut le connaitre. Mieux vaut anticiper.

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Eriador

Oneborn
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Eriador
MessageSujet: Re: I gave Hope to the Dúnedain   Dim 29 Nov - 15:06



I gave Hope to the Dúnedain

Remontant les marches blanches menant à la crypte, Oneborn était venu se recueillir une dernière fois sur la tombe de sa sœur Elhild. De quatre ans sa cadette, Elhind avait toujours était une jeune fille pleine de vie, dans leur jeunesse elle et Oneborn passaient énormément de temps ensemble. Mais à présent la voir ainsi après des décennies de séparation touchait le grand Dúnadan. Si lui avait vieilli très lentement, sa sœur rohirrim de pure souche elle avait vieilli au rythme de son peuple. C’est donc une vieille femme dont la vie l’avait quitté qu’il avait vue ainsi allongée sur la stèle de marbre.
Il avait espéré la revoir encore en vie, mais son long voyage jusqu’à Minas Tirith l’en avait empêché, il avait tout juste le temps de la voir avant qu’elle ne soit à jamais inaccessible.

Parcourant les rues de la cité blanche, il savait qu’il n’avait aucune raison d’être triste, sa sœur avait vécu une bonne vie emplie d’amour. Elle avait quitté Edoras une quarantaine d’années plus tôt au côté d’un jeune gondorien, ensemble ils avaient fondé une famille dans cette magnifique cité. Oneborn avait eu l’occasion à son arrivée ici de rencontrer ses neveux et nièces, mais n’avait pas voulu rester bien longtemps avec eux. Il avait toujours aimé ses frères et sœurs, mais eux n’étaient pas de sa famille. Ils n’avaient rien à voir avec eux, lui le rôdeur ne pouvait prétendre faire partie de leur famille, lui qui semblait si jeune alors que certains de neveux semblaient déjà plus vieux que lui. Non il avait préféré les laisser afin de se recueillir seul.

Sa vie n’avait plus rien à voir avec le monde des hommes, rôdeurs étaient à part, descendant des hommes de Numenor. Jamais Oneborn ne pourrait ni n’avait l’envie de retrouver cette simple vie de fermier du Rohan. Et puis il avait fait sa vie loin de ses frères et sœurs dont la dernière venait de s’éteindre, il n’avait à présent plus qu’une seule famille : sa fille. La personne la plus importante à son cœur.

Et alors qu’il arpentait toujours les rues de la capitale du Gondor, un bruit métallique attira son attention, comme si deux épées s’entrechoquaient. Il arriva alors dans une cour où de jeune homme s’entrainer sous le regard aiguisé de leur maître d’armes. Tous semblaient faire partie de l’armée du Gondor, mais Oneborn était prêt à parier qu’aucun d’eux, excepté leur mentor, n’avait connu la violence d’un véritable combat. De jeunes soldats à la recherche de gloire et de mérite, aucun d’eux n’aurait pu rivaliser avec Oneborn. À les voir ainsi gesticuler répétant sans cesse les mouvements enseignés par leur mentor, le rôdeur se revoyait une dizaine d’années plus tôt lorsque lui-même entrainait les jeunes recrues de Fornost. Aucun des hommes et femmes qu’ils avaient entrainés n’avait l’étoffe de grand guerrier, mais les années d’entrainements et le sang versé avait fait d’eux de véritables combattants qui seraient prêts à tout pour défendre la forteresse des Dunedain.

S’approchant du maitre d’armes Oneborn contourna les jeunes recrues, certaines semblaient avoir du potentiel, mais leur posture trop rigide et leurs mouvements appris par cœur faisait d’eux des soldats particulièrement vulnérables pour un guerrier aguerri, n’importe quel vétéran pourrait trouver une faille dans leur passe en seulement quelques coups. Entendant le maitre d’armes se plaindre du manque de vivacité de ses élèves, Oneborn lui proposa alors qu’il prenne part à l’entrainement, peut-être arriverait-il à pousser ces élèves dans leur dernier retranchement les poussant à se surpasser. Accédant à l’étrange demande de l’étranger, le maitre d’armes laissa Oneborn s’approcher des recrues. Sans doute avait-il jaugé Oneborn et y avait vu le guerrier qu’il était ou bien peut être espérait-il que son enseignement arrive à venir à bout de cet étranger.

Ne tirant que son épée, le rôdeur fit face à l’une des recrues, recrue qui en l’espace de deux passes d’armes finie à terre et désarmée. D’autres recrues le remplacèrent, tous finirent à un moment ou un autre à mordre la poussière. Après ce petit échauffement et ayant prouvé sa qualité de combattant, Oneborn participa activement à l’entrainement cherchant à améliorer les techniques des jeunes recrues.

Lorsque l’entrainement prit fin, Oneborn se dirigea vers un tonneau d’eau, placé là pour les jeunes recrues, afin de se désaltérer. Il vit de coin de l’œil qu’un nouveau combat prenait place. L’une des jeunes recrues affrontait un homme d’âge mur qui, il fallait l’avouer, surpasser de loin les adversaires qu’avait affronté Oneborn en ce jour.
Lorsque le combat prit fin, combat qu’Oneborn avait observé du coin de l’œil, le rôdeur finissait d’aiguiser sa lame émoussée par cet entrainement. L’homme dont le combat venait de se terminer s’approcha alors de lui épée en main.

« Merci, vous non plus n’êtes pas à plaindre, je ne suis pas le seul doté d’un tel talent. J’ai été entraîné dans le nord au-delà des Montagnes Bleues »

Indiquer ainsi qu’il était un rôdeur pouvait être dangereux, mais l’homme en face de lui semblait assez aguerrir pour reconnaitre un homme du nord quand il en voyait un.
Répondant  à sa provocation, le guerrier se leva et alors que son épée courte trônait déjà dans sa main droite, il s’arma de sa hache de l’autre main. L’homme face à lui n’était pas un débutant, cela faisait longtemps qu’un tel adversaire ne s’était pas présenté alors autant se donner à fond.

Les deux combattants se tournaient autour cherchant la moindre ouverture pour bondir sans pour autant mettre sa propre sécurité en danger. Le manège durant quelques secondes avant qu’Oneborn ouvre les hostilités.


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Gondor

Demenor
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Gondor
MessageSujet: Re: I gave Hope to the Dúnedain   Sam 5 Déc - 21:33

I gave Hope to the Dúnedain


Oneborn & Demenor

Au-delà des Montagnes Bleues… Alors mes soupçons étaient vrais. Un rôdeur. Ici, à Minas Tirith. Je me méfie de ces gens, apatrides, incapables, parfois par choix, d’être fidèles et loyaux à une terre. Comment fonder, bâtir, protéger ? Que cherchent-ils ? Je l’ignore. Réellement. Raison de plus pour découvrir ses forces et ses éventuelles faiblesses. Une danse silencieuse commence, juste une question d’évaluation, de jauge. Lequel de nous serait le plus féroce guerrier ? Nous aurons deux styles bien différents, je le comprends à sa façon de se mouvoir, au maniement de son arme. Puis l’attaque, une parade haute et des pas qui s’accélèrent. Des coups forts qui provoquent une symphonie métallique, harmonieuse dans sa puissance. Tantôt il gagne du terrain, tantôt je parviens à le faire reculer. Ses gestes sont précis, nulle hésitation. Un entrainement ancré dans le corps et dans les muscles.

Quand notre échange s’arrête, je respire un peu plus rapidement qu’auparavant. Je baisse mon épée, avant de la ranger dans son fourreau, tout en observant le rôdeur.

« C’est un bien long voyage que vous avez entrepris. M’est avis que Minas Tirith est le bijou de nos terres, mais cela semble tout de même bien lointain pour un simple voyage. Demenor, Capitaine des Gardes de la Fontaine. »

Derrière ma politesse, un homme si aguerri que lui comprendra sans difficulté ma méfiance, chose évidente en ces temps troublés. Le Mordor s’éveille doucement, l’Arbre Blanc du Gondor ne refleurit toujours pas, et les rôdeurs n’ont nulle allégeance stable. D’accord, cela n’est peut-être qu’une représentation partiale de mon esprit. Mais autant se montrer prudent. Qui peut prévoir le visage que prendra l’ennemi quand il frappera ? Néanmoins, s’il est parvenu sans encombre jusqu’à ce cercle de la ville, c’est qu’il doit être recommandable. Du moins d’un honneur respectable. Mais un rôdeur paradant ainsi dans les rues a de quoi perturber les habitants. Mais je sais où aller pour qu’on n’attire pas trop l’attention et qu’il ne suscite pas de curiosité dangereuse.

« Je connais une auberge où le vin coule à flot, cela vous dirait ? »

L’une des tavernes des premiers cercles n’accueille pas forcément une clientèle fortement recommandable, mais finalement, nul ne s’y cherche de noises. L’ambiance est donc à la fête et le gérant suffisamment imposant pour maintenir le respect le plus total dans son établissement. Par conséquent, aucun risque pour ses biens et aucun risque d’être dévisagé. J’aime y passer du temps. Tout le monde me connait, personne ne me juge, et cela est parfait. Si je prends mon rôle très au sérieux, je sais aussi que mes hommes et moi-même avons besoin de divertissement. Et j’aime me divertir dans cette taverne. Tout en faisant quelques pas, je ne peux toutefois retenir une question qui me brûle les lèvres.

« Les Ténèbres s’élèvent. Au cours de votre voyage, avez-vous pu constater leur étendue ? Les Gondoriens seront prêts à les affronter, mais mon devoir ici me retient dans le sixième cercle. Je suis, honteusement, je dois bien l’avouer, assez peu au fait de ce qui se passe loin de nos murs. »

Or, si le malheur frappe d’autres terres, nul doute qu’il s’étendra jusqu’à venir s’écraser aux portes de Minas Tirith. J’ai de la famille plus loin, dans les terres, mais en tant que Capitaine, je ne m’absente de la ville que très rarement. Et voilà quelques années que je n’ai plus guerroyé, veillant patriarcalement sur l’Arbre Blanc. Il m’arrive, dans mes errances nostalgiques, de me souvenir de ce temps où nous nous enfermions pour établir des plans de batailles, où nos esprits connaissaient par cœur les cartes du Gondor, ses reliefs, ses points d’embuscades possibles. De me rappeler, aussi, les combats acharnés pendant des jours, le bruit des épées s’enfonçant dans des corps, l’odeur nauséabonde des cadavres. Quand ces souvenirs là prennent le dessus, un regard vers l’Arbre ou vers mes enfants m’apaise. Au moins, je suis leur dernier rempart. Ce qui n’empêche pas, à certains moments, d’avoir dans mon âme l’ombre de la culpabilité, un sentiment de couardise et d’indignité à l’idée d’être entre les murs hauts et puissants de la citadelle, à l’abri, tandis que mes compagnons se battent en risquant leur vie hors les murs. Ces sentiments sont pénibles, lorsque l’on est un soldat. Et ce sera pire lorsque mon fils quittera Minas Tirith pour guerroyer et que je serai ici, à protéger l’Arbre et la place tout en priant pour qu’il ne lui arrive rien. Que l’esprit de sa mère le protège à cet instant.

J’appréhende donc quelque peu sa réponse, mais j’ai confiance en notre Intendant et en ses Fils pour prendre les bonnes décisions et ainsi faire perdurer notre glorieuse citadelle.

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Eriador

Oneborn
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Eriador
MessageSujet: Re: I gave Hope to the Dúnedain   Dim 6 Mar - 17:47



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[je suis vraiment désolé pour le retard prit pour faire ma réponse.]

Les coups menés par les deux hommes sont précis, et s’il est clair que ce combat n’en est pas un, l’exercice permettait à Oneborn de connaitre un peu mieux l’homme qui lui faisait face. Et lorsque l’échange prit fin, le rôdeur avait pour l’homme un certain respect. Si pour le géant, il ne faisait aucun doute qu’il aurait pu battre le gondorien dans un véritable combat, ce dernier pouvait aisément penser la même chose.
Rangeant son épée dans son fourreau, le rôdeur écouta attentivement le garde lui lancer la menace voilée qu’il lui destinait. Oneborn avait conscience que les rôdeurs n’étaient pas spécialement bien vus dans cette partie du monde, et cette méfiance envers son peuple
rappelait à Oneborn pourquoi il ne partait jamais bien loin de chez lui. Contrairement à ce que pensaient les gens d’ici, les rôdeurs n’étaient pas des démons venant la nuit pour prendre leur enfant, ils avaient un chez eux et leur loyauté aller vers leur peuple avant tout. Le regard noir que jetait en cet instant Oneborn sur le capitaine des gardes de la fontaine montrait clairement qu’il prenait comme un affront l’insinuation que Demenor avait glissée dans ses paroles.

Son tempérament colérique fut vite enfoui quand le capitaine parla d’une auberge où la bière coulait à flots. Il ne pouvait en vouloir à l’homme pour des superstitions tellement encrées qu’il serait difficile aux gondoriens de refouler quand le moment serait venu. Tendant la main vers le capitaine Oneborn se présenta :

« Oneborn, défenseur des peuples libres. »

En ces termes il savait qu’il ne trahirait pas le secret de Fornost et apaiserait peut-être la méfiance du capitaine à son égard. Le rôdeur suivit l’homme jusqu’à la l’extérieur en direction du premier cercle où se tenait l’auberge en question. Savoir qu’un rôdeur pouvait se balader au profondément dans la cité devait hérisser le dos des gardes charger de le protéger la tranquillité au sein de la cité.
Oneborn garda le silence quelques minutes lors que Demenor s’inquiéta de la situation en dehors de la cité. Il n’était plus un secret pour personne que l’ombre s’agitait à l’est, mais comment parler de ces choses-là quand tout autour de soin semblait à l’abri de bien des guerres, comment parler de la mort et de la terreur protéger entre les murs de cette majestueuse cité. Comment parler du destin tragique qui attendait toutes personnes à un homme qui avait tant à perdre. Mais chacun méritait de savoir le danger qu’il encourait, valait mieux vivre en homme averti qu’en total ignorant.

« L’ombre menace à l’est, mais cela je doute que vous l’ignoriez. Je ne doute pas que très bientôt le Gondor aura à affronter bien plus que l’inquiétude d’un père. Des choix devront être faits et j’espère que chacun saura trouver sa place lorsque l’ombre s’abattra.
Mais l’ombre ne se dresse pas qu'à l’est, j’ai moi-même aperçu et combattu des hordes noires au nord. Nous vivons des temps sombres et je ne sais pas quand la lumière viendra nous éclairer, cela nul ne le sait. »


Le silence imposé par ces mots dura jusqu’à l’arrivée à l’auberge où ils trouvèrent, non sans mal une table. Après avoir viré de là quelques ivrognes qui allèrent décuver ailleurs, Oneborn commanda deux pintes à la serveuse, ainsi qu’un plateau de charcuterie.
Ne voulant pas rester sur des paroles sombre, Oneborn tâcha de changer de sujet.

« Je n’ai pas souvent eu l’occasion de venir dans la région et Minas Thirit est bien de loin la plus belle cité que j’ai pu voir. »

Il fallait bien avouer néanmoins qu’Oneborn n’avait pas eu l’occasion de se rendre dans le nord au-delà de la Forêt-Noire pour votre la beauté d’Ereborn, ni les beautés que receler la Lothorien. Les seuls lieux qu’Oneborn avait vus qui pouvaient disputer la majestueuse et la beauté à Minas Thirit et les havres Gris et Fondcombe. Même si Oneborn avait une préférence pour les petits villages de la Comté, même si là c’était la tranquillité et la simplicité qu’il préférait.


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Gondor

Demenor
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Gondor
MessageSujet: Re: I gave Hope to the Dúnedain   Sam 11 Juin - 13:49

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Oneborn & Demenor

Je soutiens le regard de l’homme face à moi. Cela, aussi étonnant que ça puisse paraitre, lui fait gagner des points. Il est de mon devoir de savoir parfaitement à qui j’ai à faire. Néanmoins, il n’y a rien de tel pour connaitre un homme que de l’emmener manger et boire. Sommaire, certes, mais efficaces. Je le salue, en réprimant un sourire, un peu moqueur, quant à sa présentation. Rien que cela, défenseur des peuples libres ? Pourquoi pas après tout. Nous nous dirigeons alors ers le premier cercle, en discutant sur l’extérieur de la ville. Et ce, bien que je m’interroge en silence sur l’intérieur. Comment a-t-il pu entrer si loin dans la ville ? Il faudra que je questionne mes hommes demain. Ses paroles m’inquiètent. L’est et le Nord s’agitent. Ce n’est pas bon du tout.

« Au moins nous pouvons désormais nous préparer au menaces. La préparation est la clé, la surprise, notre pire ennemi. »

Si les rôdeurs prennent la peine d’avertir les différents Seigneurs et qu’entre eux ils réfléchissent à des moyens de défense, alors il n’y a aucune inquiétude à avoir. Nous irons bien. Heureusement que nous arrivons vite à la taverne. L’insouciance, la chaleur, tout cela balaye les inquiétudes liées à l’extérieur. Les hommes rient, plaisantent, chantent aussi et mon regard glisse sur les serveuses, toujours aussi sublimes. J’ai un sourire en coin en observant la manière qu’à le rôdeur de nous obtenir une table, sourire que j’échange avec l’une des demoiselles avec qui j’ai déjà échangé d’autres choses. J’approuve sa commande en tout cas, tandis que ma main glisse sur le tissu du jupon de notre serveuse. Mais le nom de ma merveilleuse cité me détourne complètement d’elle pour me reconcentrer sur Oneborn.

« Nul ne surpasse Minas Tirith en effet ! Imprenable et fière, comme ses habitants. Même les elfes ne peuvent nous égaler ! »

Un peu de chauvinisme, certainement, mais j’ai grandi dans cette foi gondorienne. Et je crois bien que rien ni personne ne pourra jamais m’en détourner. En réalité, je n’ai vu grand-chose du monde extérieur. Les rares fois où je suis sorti des murs étaient pour combattre pour rendre visite à la famille de ma défunte femme. Je me recule un peu quand nos pintes et notre plateau arrivent. Je trinque avec oneborn avant de me rincer le gosier et de piocher dans le plateau.

« Dois-je comprendre que vous voyagez de villes en villes mon ami ? A la recherche des menus plaisir qu’elles ont à offrir ? Et comme pour appuyer mon propos, je lui désigne des femmes portant de lourds plateaux avec des vivres donnant bien envie. N’avez-vous pas une famille qui vous attend quelque part ? »

Nous ne vieillissons pas au même rythme, mais il me semble parfaitement la carrure pour avoir une famille. Une épouse et quelques enfants pour assurer sa descendance. C’est ce qu’il se fait qui plus est, comme un devoir. Pourtant j’ai vu bien des hommes sans famille.  Je mords dans un morceau de viande, réfléchissant assez vite à l’identité de ce Oneborn. Un rôdeur solitaire, protecteur des populations, assez malin pour arriver au plus profond de minas tirith… il a toute mon attention.

« Je me sens profondément Gondorien. Je crois que j’en serais malade si je devais être déraciné de ma terre. Qu’est-ce que cela fait ? »

A chaque fois que j’avais passé les portes de la ville, je savais que je rentrerai… ou que je mourrai pour elle. Mais l’idée de la laisser derrière moi, pour ne plus la revoir, jamais… c’est une idée fondamentalement inconcevable pour moi.

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